Point sur la situation

Niveau alimentation, je ne fais absolument attention à rien et pour cause, avec ma flemme du moment ainsi que la myriade d’anniversaires que j’ai à gérer, impossible pour moi de structurer quoi que ce soit. Sans parler du bouquin qui a complètement changé mon rapport avec l’équilibre alimentaire “obligatoire” et le “vital”.

Côté organisation, dans ma tête c’est un gros flottement, que je sens tout de même positif. Je pense qu’il faut que je laisse les idées et tentatives de structuration personnelle en stand-by le temps que certaines idées mûrissent et me donnent l’impulsion. Encore une fois, je pense que le livre n’y est pas étranger.

Dans le domaine ménager, ça commence à ressembler à quelque chose. Les meubles pour aménager la maison se commandent, les listes  de choses à acheter et d’améliorations à faire s’allongent, les papiers ont été triés et sont sur le point d’être payés, rangés. Le ménage fluctue en fonction des jours et de la fatigue, mais ma maison reste à flots concernant le rangement (même si la lessive m’a rattrapée !).

Côté chouchoutage, il y a un énorme mieux ! Voilà une semaine que je prends soin de moi. Même si j’ai un mal de cou (et trapèzes) à tuer un cheval (et la position devant l’ordi n’arrange rien), chaque soir, au moment de ma douche, je fais un petit geste pour mon corps (et mon esprit). Hier soir, un bon shampoing avec soin, la veille mon épilation (jambes et sourcils), un petit gommage pour chaque jour, plus ou moins fort, et ce soir, pédicure/manucure devant la petite pile de pubs/catalogues que j’ai réalisée ce matin. Et tous les matins, je prends le temps de mettre ma crème de jour, de me maquiller et de me coiffer. Anodin ? Pas vraiment…

Pour le sport, c’est calme plat. Je rate l’aquagym, la piscine du lundi avec les enfants, la marche du matin avec les copines. Et pourtant, j’ai envie de bouger, de sentir les muscles de mon corps travailler, se fatiguer… je ne sais pas. Encore une fois, je laisse aller, je ne me sens pas en perdition, juste en… contemplation ? Je ne sais pas quel est le mot adéquat, toujours est-il que je sens que la roue va tourner et que je laisse le meilleur moment arriver.

Introspection… ouille !

J’ai donc fini de lire ce fameux bouquin… et ça m’a fait du bien. Et du mal.

Cette lecture a remué beaucoup de choses : j’ai du surligner plus du tiers des phrases, tellement ce qu’elle y écrit correspond à ce que je peux vivre depuis le début. Le début ? C’est mon enfance… et la fin n’est pas encore écrite.

D’avoir refermé ce bouquin m’a plongée dans une semaine d’introspection intensive, une réflexion massive sur les pourquoi, les comment, les solutions éventuelles, celles que je me sens de mettre en oeuvre et les autres qui sont (encore) trop dangereuses pour moi.

Plusieurs conseils sont prodigués, avec quelques clés pour avancer. Mais ce qui est proposé parait d’une telle violence pour mes bleus à l’âme et mes kilos que je suis certaine que ce n’est pas encore le bon moment.

En substance, et je reviendrais en détails sur le point de vue de l’auteur dans un prochain billet, il faudrait laisser manger l’enfant qui est en nous et qui réclame son réconfort à grands coups de graisse et de sucre. Lui donner, sur une durée indéterminée (en fonction de nos blessures et de notre capacité à lâcher prise), ce qu’il demande.

La petite fille qui sommeille en moi est une écorchée vive, je l’ai toujours su. Je savais également qu’elle était la responsable de beaucoup de mes compulsions. Mais ce que je ne savais pas en revanche, c’est qu’elle contrôle la femme que je suis. Elle contrôle les autres compulsions, celles qui sont dues à ma vie d’adulte et qui me font tout aussi mal.

Si je devais appliquer, grossièrement, le concept, je devrais avoir toujours de quoi satisfaire mes angoisses sous la main, jusqu’à gaver cet inconscient qui réclame de la sécurité et de la douceur, tout en écoutant mon corps lorsqu’il sature et surtout, surtout, en prenant soin de moi en parallèle.

La dimension psychologique est énorme, la prise en charge doit l’être également. Je n’ai aujourd’hui pas les moyens de me faire suivre, mais garde de bonnes bases de ma précédente thérapie qui fut fort efficace (une séparation et une vingtaine de kilos en moins), je vais donc m’appuyer dessus pour avancer.

Mais une chose est sûre, c’est qu’après avoir lu et bien lu ce que cette femme propose, l’avoir mis en place sur deux jours également, je sais que je ne peux pas fonctionner comme ça pour le moment : ça me fait peur. La prise de poids inévitable que cela va engendrer sera insurmontable pour moi aujourd’hui.

Je vais donc ajuster mon tir : des révélations et envies que la lecture de ce livre a créé en moi, je vais en garder cette possibilité de me calmer sans culpabiliser, de gérer mes compulsions avec plus de bonté d’âme envers moi, en analysant, classiquement, ce qui me pousse sur l’instant et en essayant de travailler dessus.

D’autre part, je vais lire un second ouvrage écrit par la même personne, qui relate cette fois-ci la manière dont elle a réussi à aller au delà de ses compulsions en lâchant prise, en abandonnant le contrôle sur sa personne et ses souffrances, en admettant qu’elle mangeait parce qu’elle était en manque d’autre chose. En manque d’affection, en manque d’amour.

Ce livre est un mixte de ce que peuvent prôner certains analystes des compulsions et d’une expérience personnelle qui parlera à chacune d’entre nous. J’ai reçu l’autorisation de la maison d’édition d’utiliser certains passages du livre pour m’aider dans mon cheminement personnel, et pourquoi pas commencer l’écriture de mon histoire, car j’ai remarqué que la rédaction m’aidait beaucoup dans n’importe quelle guérison. Pourquoi pas celle-là ?

Le livre en question : “Quand manger remplace aimer”, de Geneen Roth, aux éditions de l’Homme, 1999 (épuisé).

Ce que cette lecture m’a apporté d’immédiat ? La possibilité de ne plus penser à la nourriture à chaque seconde de ma journée (voire de ma nuit), d’être apaisée sur le fait qu’il existe un moyen de sortir de cette spirale, d’être confortée dans mon refus opiniâtre de faire des régimes, d’avoir appris que l’amour peut sauver de beaucoup de choses, tout comme il peut détruire quelqu’un à petit feu… et donc, que ma relation actuelle est trop belle pour que je tente encore et toujours de la gâcher en prenant du poids (afin d’éloigner l’élu de mon coeur, vous comprenez, ma vie n’est que souffrance, je ne le mérite pas… édifiant quand j’ai réalisé ça). Je lui ai donc ouvert mon coeur, mon poids, et mon livre surligné…

La pesée du mardi

Reglette regime

Rien de nouveau sous le soleil

Mais relire ses “classiques” ne fait pas de mal… je suis tombée sur un article web de psychologies et ils ne disent pas que des âneries : Mangeons-nous par faim ?

J’ai différents brouillons en attente, concernant mes objectifs, mes grands axes etc… mais je préfère faire le point sur mes dernières impressions (qui m’ont drôlement chamboulée je dois bien l’avouer) suite à la lecture du bouquin pour savoir quelle orientation je vais donner à ma guérison… Plus d’infos demain !

La pesée du mardi

Reglette regime

Oui, vous avez bien lu… mais étrangement, je suis zen… c’est ce livre, c’est sûr… je vais essayer de ne pas vous faire languir plus longtemps et d’avancer sur l’article qui en parle et qui est en préparation, mais c’est tellement complexe qu’il faut du temps pour bien structurer ce que j’ai à en dire…

Un très bon complice : Parler de soi…

Alors pour ça, je rebondis sur un article lu sur un blog que j’aime bien…

(je ne peux pas mettre l’image en lien, overblog défendant farouchement le droit à l’image, mais c’est bien dommage, parce que j’aime beaucoup sa photo…)

3 choses dont j’ai peur…
Qu’il arrive quelque chose à mes enfants
Que je n’arrive pas à me sortir de ce guêpier
Ne pas réussir à trouve ma voie

3 souvenirs d’enfance…
Un noël chez mes grands-parents, avec un berceau fabriqué par mon papy
Des jeux dans la neige derrière notre ferme
Des courses poursuites avec mes cousin(e)s

3 films vus et revus…
Itinéraire d’un Enfant Gâté
Volte Face
Leon

3 prénoms que j’adore…
Ceux de mes trois petits mecs…

3 plats qui m’excitent les papilles…
La pastasciutta
Les sushis
Un mitonné français traditionnel

3 cadeaux que je voudrais pour noël…
10 kilos en moins… ah ah ah.
Passer un excellent réveillon en famille recomposée
Mes super chaussures de fille repérées à la Redoute

3 blogs que je lis régulièrement…
Martine
Chateign
Astrid

3 livres qui m’ont marquée…
La mort est mon métier, Robert Merle
Le Rouge et le Noir, Stendhal
Le dernier en date, dont je parlerai dans un prochain article

3 pays que je voudrais visiter…
Le Japon
Les Bermudes
Les pays nordiques ou gallois

3 chansons que j’écoute en boucle…
Come on Eileen
Two princes
Too young to die

3 choses que j’ai faites aujourd’hui…
Bloguer
Finir la pure tarte aux pommes-rhum-crème-cannelle faite hier
Râler après mes enfants

3 choses que je vais faire…
La vaisselle
Le linge
Les papiers

(qui a dit même cap’ ?)

Merci à toi, Reen-co, de m’avoir donné l’opportunité de me poser sur ces quelques questions ma foi fort sympathiques… si vous voulez suivre le mouvement, faites le sans hésiter ! L’initiative est ici.

La pesée du mardi

J’étais descendue la semaine dernière à 116.7 kg…

Je n’ai pas encore très bien compris ce qui influe sur les variations… Ah si, le 116,7 est arrivé après une micro-gastro… arf, tout s’explique.

Reglette regime

Tout doucement…

Je perds du poids.

Chaque semaine, entre 500 et 800 grammes, sans effort insurmontable, voire aucun ces derniers jours, et ce, depuis un peu plus d’un mois.

Je pesais 121 kilos à la rentrée 2009. Mardi dernier, jour de pesée, j’étais à 116.7 kg. Pas loin de la moitié de mon premier objectif, ce qui signifie petite victoire et récompense à la clé, mais je n’ai toujours pas réglé LE problème.

C’est ce qui va être le plus long. Je suis cependant sur le bon chemin : ma vie s’équilibre tant bien que mal, je suis accompagnée, par un homme merveilleux, mes enfants sont absolument magnifiques et je prends le temps de bien réfléchir à mon orientation professionnelle.

Pour compléter tout ça, je lis un ouvrage très bien fait sur les problèmes de compulsion alimentaire. C’est un témoignage vrai et profond d’une personne qui en a fait son business par la suite, mais sans jamais (se) mentir. Je le finis et je vous en parle dans la foulée. Je pense qu’il est à recommander à beaucoup d’entre nous.

J’ai fait le ménage dans les articles, réorganiser les catégories, tout ceci afin de me sentir mieux ici, et de pouvoir poster plus rapidement et efficacement.

Je prépare quelques articles pour les prochains jours, j’espère vous voir au rendez-vous !

Besoin de revenir…

Je ne perds pas de vue mon objectif.

Me sentir mieux.

Mais c’est dur. Le chemin est truffé d’embûches.

Pourquoi ne pas retenter l’aventure du blog ?

Je mets tous mes anciens articles en sommeil, le temps de les trier, de comparer, de republier ce qui est encore d’actualité, de réorganiser les catégories, de refaire ma place en somme…

Etat d’esprit

De multiples départs, de multiples reprises, une multitude de motivations différentes, une multitude de concepts novateurs, mais un seul résultat jusqu’à présent : l’échec.

Comme beaucoup, un lourd passé de restrictions derrière moi, sans jamais avoir réellement fait de régime, des contrôles et tentatives d’équilibre alimentaire en tous genres, qui n’ont pour but que de fonctionner pendant quelques mois pour ne laisser place à terme qu’à un regain d’énergie dans le sens inverse : manger.

Diagnostiquée hyperphage, suivie psychologiquement pour ce problème dont on ne guérit vraiment jamais, je me bats au quotidien pour tenter de vivre avec, de l’amadouer et de lui trouver des substituts, voire de l’éradiquer.

Utiliser la douceur de la nourriture pour se consoler, se soulager, se rassurer, beaucoup d’entre vous connait, et c’est justement le combat qui est à mener pour réussir à maintenir une alimentation équilibrée et un niveau de sport suffisant pour vivre normalement, comme tout le monde.

Car c’est le noeud du problème : l’hyperphagie est assimilée à l’automutilation, dans une moindre mesure, certes, mais avec cette notion de punition et de douleur à infliger et à supporter, pour une raison X ou Y. Alors trouver ce qui (dé)bloque, identifier les crises et les gérer au mieux, pour finir par faire la paix avec moi-même, voici mon projet.

La perte de poids n’en sera qu’une conséquence.

Mon premier objectif, c’est perdre 10% de mon poids, mais surtout d’écrire chaque moment de détresse sur un cahier, pour les analyser à la fin de cette première étape, tout en consultant en parallèle et en utilisant des astuces pour caler mes fringales et combler mes vides.

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